Bakker & Blanc

Refurbishment of Villa Maraini . Roma


Bakker & Blanc

De fait, la „Barbabietola“ est à l’origine de la croissance de tout ce qui a affaire à la villa Maraini, au sens propre comme au sens figuré.












Les betteraves sucrières ont la capacité de stocker les substances précieuses empruntées au sous-sol dans une forme géométrique relativement claire, la partie supérieure de la plante s’épanouissant elle hors de terre dans un florilège ornemental. Ce projet pour la villa Maraini est à peu près structuré de la même façon, et d’une manière qui thématise deux différentes atmosphères : celle d’un monde souterrain et l’autre d’un monde en contact avec le firmament.

ORGANISATION
La villa est flanquée sur son flanc nord d’un espace de « Lobby » qui assure la liaison avec la Portineria. A l’étage, trois ateliers s’ouvrent sur une fente de lumière qui illumine elle-même l’espace du Lobby. De l’espace inférieur, on peut accéder au socle de la villa par un escalier dérobé où se trouvent les archives et la bibliothèque qui leur fait face. Avec le choix de la position latérale des archives, la tentation est grande de poursuivre son chemin jusqu’à la « Dipendenza » qui pourrait conclure ce parcours de plein pied par la vue sur le quartier environnant. Et toujours en poursuivant son chemin aux ateliers et à la salle d’exposition inférieure.
CAVITES
Le positionnement des constructions du sous-sol se fait d’après un principe très simple : « construire où c’est possible », soit sous le pourtour de la maison, à l’écart du parc et des murs de soutènement. Ceci fait à l’aide d’une excavation ordinaire à l’exception de la zone devant la Portineria qui pourrait être creusée à l’avancement selon une technique minière d’autrefois pour ménager les racines des plantes.
La villa est elle, reprise en sous-œuvre sur une de ses faces, la construction se faisant directement avec un béton relativement grossier. Les fragments archéologiques trouvés lors de l’excavation sont coulés dans ces nouveaux murs, pour charger ceux-ci d’une épaisseur historique. La lumière mystérieuse qui glisse le long des murs par les différents puits de lumière doit rappeler celle des catacombes de Piranesi. Depuis le Lobby multifonctionnel, largement visible de la Portineria, se déploie de façon festive un grand escalier en direction de la partie publique de la villa. Il permet une liaison de qualité à la distribution principale de l’édifice.
VENTRE
La cuisine se trouve à mi-chemin entre ciel et terre en compagnie de la bibliothèque, leur disposition côte-à-côte figure la rencontre des mondes physiques et spirituels. La salle à manger et celle de lecture sont disposées dans les zones bien éclairées. Au sens de Peter Greenaway, cet espace de « ventre » manifeste l’épicentre de l’ensemble des espaces de la villa.
ATTIQUE
L’escalier secondaire est prolongé avec l’ascenseur en direction du Lobby, il émerge aussi sur le toit accompagnant la lumière du haut en bas de l’édifice par un vide central qui draine les mouvements journaliers des pensionnaires. Le nouvel étage d’attique reprend de façon pragmatique la typologie des étages qu’il surplombe. Un puit de lumière existant en toiture relie tous les niveaux d’ateliers dans une unité fonctionnelle et atmosphérique. La matérialité et les pans de verre des nouveaux ateliers reprennent celle des constructions souterraines pour leur donner un certain écho et « tendre » la villa entre ces deux sortes d’espaces sucriers. Par la mise en place d’un revêtement de terrasse rouge betterave sur le pourtour des ateliers qui sont eux de couleur « sucre en poudre », il est possible, vu du ciel, de percevoir de façon appétissante une croix suisse légèrement déformée.


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